Un blog est, semble t-il un espace d'échange,
contributif,
à la cause sonore,
dans le cas présent.
Ami bon entendant
n'hésite donc pas,
commentaires,
remarques techniques,
dysfonctionnements,
liens inactifs,
adresses à faire passer,
projets à faire connaître,
et tous ce qui peut alimenter
des ressources sonores
seront les bienvenus.
Je restetoute ouïe.
TOUS LES POINTS D'OUIE
Il y a à ce jour 226 articles,
"AUX PUCES SONORES"
Environ des miliiers de sonstous azimut.
n'hésitez pas à fouillez dans ce site fouillis,
et à ouïr au hazard des navigations,
des clics sauvages ou des coups de coeur... DEs COUPS D'OREILLE
IL est cinq heures. L'heure du sonore doux, que l'urbanité n'a pas encore bousculé. Mais déjà, les premiers souffles de sons s'installent, en fins rubans discrets, feutrés. Les premiers forains du marché à portée d'ouïe s'apprètent à prendre le premier café dans un léger tintinabulement de tasses et de couverts, salut à mi-voix, encore ensomeillées. Les oiseaux aussi, éveillés de frais commencent timidement à développer leurs premières mais déjà véloces trilles aériennes, courantes d'arbres en arbres. Les grilles du métro se sont levées dans un roulis métallique, suivies de celles du tabac-journeaux, un peu plus virulantes. Des moteurs attardés, ou tôt levés, ou pas encore couchés, ponctuent l'espace, sans violence. Six heures approchent, les entrechocs des étals montés se précisent, se densifient, les conversations s'enhardissent, la rue sonore reprend peu à peu ses droits, les livreurs s'activent portes battantes et charriots grinçants, les oiseaux vont crescendo les moteurs aussi. Bientôt les premiers crieurs, forains harrangueurs donneront de la voix affirmant leur territoire de chalandise. Le vent automnale siffle dans les branches fait claquer les toiles du marché traine dans des raclements discrets, mais incessants, les feuilles des platanes. Les sons sont encore nets, ciselés, mais bientôt, l'oreille s'y perdra, la ville s'embruitera, sans pour autant perdre son charme auriculaire. Tendez l'oreille, la belle écoute se mérite...
LES CLOISONS SONORES
Que de sons que de gens que d'écoutes. Des acousticiens mesurent sans repos les moindres recoins des vibrations cachées. Des linguistes comparent sans relache les méandres de la langue, oralité comprise. Des physiciens acharnés scrutent les étoiles à l'écoute des infimes molécules sonores des micros phénomènes radioélectriques, des orages magnétiques... Des artistes fabriquent au fil du temps de nouveaux arts sonores de nouvelles installations des radios inventives des brassages de médias... Des techniciens chercheurs améliorent de jour en jour des systèmes d'écoute ou de retransmission pour l'oreille. Mais chacun sa chapelle, chacun dans son pré et les vaches seront bien gardées Mais chacun dans sa tour d'y voir que ses sons. CESSONS !
ECOUTE, ECOUTES
Ecoute l'autre, Ne t'écoute pas trop, écoute la mer, écoute la voix de la sagesse, n'écoute que ton courage, mais celui des autres aussi, écoute dans le vent, écoute le temps qu'il fait, écoute moi, n'écoute pas que moi, écoute la ville, écoute la campagne, écoute les anciens, mais écoute aussi les jeunes, écoute les histoires, méfie toi parfois des histoires, écoute le silence, si tant est qu'il existât; écoute les rumeurs, en les prenant comme telles, écoute les bruits, mais ne pense pas qu'en bruits... Ecoute, écoute, écoute, écoute, écoute encore, écoute sans cesse.
LAISSONS LES SONS
Laissons les sons nous interpeller. Pour ne pas sans recul, tout mettre inconsidéremment, dans le même panier auditif, pour trier raisonnablement le bon son de l'ivraie, pour expliciter les enjeux bioacoustiques, aux oreilles trop candides. Aux oreilles qui ne différencient pas, sans culture sonore a minima le son qui nous informe, de celui qui nous désinforme, en entretenant le brouhaha, en générant insidieusement du fond sonore engluant notre écoute. A contrario de celui qui, émergeant de la masse, ponctue le paysage de parcelles d'identité sonore qu'il nous faudra déchiffrer, qu'il nous faudra protéger, qu'il nous faudra valoriser, pour éviter l'uniformité magmatique et les zones de non droit auriculaire.
Univers de paillettes
de rêves enfantins
de rêves de grands
univers illusoire
miroir aux alouettes
sorties d'un chapeau claque
magie des mots et des lumières
le cirque joue des tours
détours de réalités
détours déréalisés
arènes scènes rondes
rondes de viva cités.
CLIQUEZ REGARDEZ ECOUTEZ
Le clown fait rire
et pourtant
traîne sa légende
une larme coulante
trace le maquillage
sous un masque fantasque
un clown triste se profile
comme un mythe tenace
envers du décor joyeux
jusqu'à la mort d'un clown
fellinien dans l'âme
chaplinesque dans l'allure
sous la couche de rire
que la tristesse fendille
le clown est ambigu
dans ses facéties ultimes.
La vie est-elle un cirque ?
Un vrai comme,
une belle pagaille,
comme une scène où l'on joue
comme un espace doré,
pour un instant seulement,
comme des maîtres dompteurs
et des asservis domptés
comme une parade tonitruante
qui tourne et retourne en rond
comme une société microcosmique
qui se tient comme elle peut
sur un fil tendu
toujours au bord de la chute
jouant avec le feu
pas celui de la rampe
mais parfois sans raison
celui de la passion
brûlante destructrice
La vie est bien un cirque
métaphore validée
temps que chapiteaux dressés.
Caravanes,
camions, itinérences,
roulottes, nomadisme,
scènes de toile,
de ville en ville,
trétaux,
de village en village,
zoo divers,
de champs en parkings numéros tapageurs,
de publics en publics
animaux déplacés,
d'années en années, chapiteau démonté,
remonté,
demonté,
remonté, annonces itinérantes
de rues en avenues,
haut-parleur sur le toit
de harrangues en musiques,
affiches placardées
de poteaux en poteaux
à chaque jour naissant,
se déroule le cirque
Quand sortit du chapeau
le pigeon aux grands yeux
et du foulard rouge
un autre foulard vert
puis un autre tout bleu
et un autre tout jaune
et que les deux moitiés
de la femme sciée
furent pourtant recollées
que le sabre avalé
ne laissa pas de trace
que les balles lancées
dessinèrent l'espace,
que les lions acceptérent
la tête du dresseur
sans refermer machoires
que la corne du clown
fit sursauter Loyal
et la gifle attendue
pleurer le veil Auguste
que les funambules volants
défièrent l'espace
que des pyramides d'hommes
se s'érigèrent jusqu'au toit,
alors sans prévenir
il nous vint une idée;
serions-nous donc au cirque ?