OU LE SON DES LANGUES CHARMENT NOTRE OREILLE

Publié le par gilles MALATRAY

LA MUSIQUE DES MOTS

C'est sans aucun doute
lorsque je ne comprend pas un traître mot de l'histoire,
mais pourquoi le mot trahirait il ici?
que la langue inconnue,
non porteuse du moindre sens,
pour moi,
écoutant non initié,
me captive le plus,
sans images provoquée,
ni sentiment exacerbé.


L'esprit libre
de toute analyse,
sémantique non reconnue,
grammaire parfaitement étrangère,
vocabulaire hermétique,
connotation non repérée,

reste la sonorité
dans son intégralité d'écoute.

Tout juste sont repérés,
les peines des  joies,
l'amour de la haine,
le grave du frivole,
l'insouciance du sérieux,
comme dans l'état d'un spectateur d'opéra,
balotté dans des histoires torturée,
des langues non maîtrisée
perdant le sens même du drame,
pour n'en garder que l'essence du sonore.

Les langues alors,
dans des lieux ou des contextes,
pour nous inconnus,
se musicalisent à l'oreille.

CLIQUEZ ECOUTEZ, un voyage auriculaire, à voix croisées

Rugosité,
guturalité,
suavité,
fermeté,
rires et cris,
pleurs et hoquets,
accentuations marquées,
débit haletant,
ou ton sereinement posé,
voix très haut perchée ,
ou basse profonde,
quasi cristaline,
éraillée par les années,
toutes les intonnations,
la tonicité ,
les hésitations et les ponctuation des langages,
parviennent comme des chants exotiques,
à l'oreille du profane,
étranger mais subjugué.





La joie du dépaysement salutaire
passe aussi par l'oreille.

L'altérité langagière et sonore
est à appréhender
toute oreilles ouvertes
à la beauté des mots,
des langues et des voix.





CLIQUEZ ECOUTEZ, des voix... et des langues




Publié dans sonoriscausa

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