OU LE SON SE MEURT
SONS D'ICI ET DE L'AU-DELA
la mort est la cessation définitive de la vie.
Il y a l’avant,
vivant,
et l’après,
mort,
passant par le trépas.
Cessation d’activité,
On part,
on met la clé sous la porte,
on s’efface doucement,
des mémoires vivantes,
pour cause de cessation...
CLIQUEZ ECOUTEZ, la mort de la Phalène, de Mieville

Il y eu une époque de mort domestique,
rituel douloureux,
mais possédant la dignité d’un rituel,
à accomplir,
au foyer.
Maintenant,
très souvent,
la mort est hospitalière,
aseptisée,
paliatisée,
déritualisée,
et comme honteuse.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Morts, fantômes et revenants, de Dominique Besancon

Les cygnes qui,
lorsqu'ils sentent qu'il leur faut mourir,
au lieu de chanter comme auparavant,
chantent à ce moment davantage
et avec plus de force.
La théâtre est avide
de chants de cygnes magnifiés,
haute mort littéraire,
romantisme macabre,
comme il se doit.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Le condamné à mort, sur un texte de Jean Genet

On est passé de la mort apprivoisée
à la mort interdite.
Cachons nos mourants,
la mort n’est pas à voir,
n’est plus à voir,
ni à écouter,
tabou sociétal,
le vieux est déjà à la limite du supportable,
mais la mort alors,
sutrtout n’en parlons pas.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Les funérailles

la mort est une rupture.
Le vivant est un continuum,
certes chaotique,
mais qui file sans cesse,
tandis ce que la mort casse tout,
sans état d'âme,
le fil du vivant,
plus d’après,
plus de demain,
rupture temporalle achevée.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Les cimetières

La mort était un mystère
célébré fastement,
au gré des cérémonies,
des religions la justifiant,
la motivant,
l’adoucissant parfois.
Elle est désormais un problème,
que nos sociétés évitent subreptissement,
la mort ne se célèbre plus,
elle embarasse d’autant plus.
CLIQUEZ ECOUTEZ, La chanson du condamné à mort

Chaque mort étonne ou scandalise,
comme si elle était la première;
elle est donc encore là,
je croyais pourtant,
depuis peu,
l’avoir chassé définitivement.
CLIQUEZ ECOUTEZ Faire le mort de Pennequin

CLIQUEZ ECOUTEZ, Requiem
la mort est enfant de bohème,
mort au chant d’horreur,
partir, c’est pourrir un peu,
rien ne sert de courrir
il faut mourir à point,
entre l’avis et la mort,
mourir pour des idées d’accord mais...
Plutôt mourir de rire.
la mort est la cessation définitive de la vie.
Il y a l’avant,
vivant,
et l’après,
mort,
passant par le trépas.
Cessation d’activité,
On part,
on met la clé sous la porte,
on s’efface doucement,
des mémoires vivantes,
pour cause de cessation...
CLIQUEZ ECOUTEZ, la mort de la Phalène, de Mieville

Il y eu une époque de mort domestique,
rituel douloureux,
mais possédant la dignité d’un rituel,
à accomplir,
au foyer.
Maintenant,
très souvent,
la mort est hospitalière,
aseptisée,
paliatisée,
déritualisée,
et comme honteuse.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Morts, fantômes et revenants, de Dominique Besancon

Les cygnes qui,
lorsqu'ils sentent qu'il leur faut mourir,
au lieu de chanter comme auparavant,
chantent à ce moment davantage
et avec plus de force.
La théâtre est avide
de chants de cygnes magnifiés,
haute mort littéraire,
romantisme macabre,
comme il se doit.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Le condamné à mort, sur un texte de Jean Genet

On est passé de la mort apprivoisée
à la mort interdite.
Cachons nos mourants,
la mort n’est pas à voir,
n’est plus à voir,
ni à écouter,
tabou sociétal,
le vieux est déjà à la limite du supportable,
mais la mort alors,
sutrtout n’en parlons pas.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Les funérailles

la mort est une rupture.
Le vivant est un continuum,
certes chaotique,
mais qui file sans cesse,
tandis ce que la mort casse tout,
sans état d'âme,
le fil du vivant,
plus d’après,
plus de demain,
rupture temporalle achevée.
CLIQUEZ ECOUTEZ, Les cimetières

La mort était un mystère
célébré fastement,
au gré des cérémonies,
des religions la justifiant,
la motivant,
l’adoucissant parfois.
Elle est désormais un problème,
que nos sociétés évitent subreptissement,
la mort ne se célèbre plus,
elle embarasse d’autant plus.
CLIQUEZ ECOUTEZ, La chanson du condamné à mort

Chaque mort étonne ou scandalise,
comme si elle était la première;
elle est donc encore là,
je croyais pourtant,
depuis peu,
l’avoir chassé définitivement.
CLIQUEZ ECOUTEZ Faire le mort de Pennequin

CLIQUEZ ECOUTEZ, Requiem
la mort est enfant de bohème,
mort au chant d’horreur,
partir, c’est pourrir un peu,
rien ne sert de courrir
il faut mourir à point,
entre l’avis et la mort,
mourir pour des idées d’accord mais...
Plutôt mourir de rire.
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